Témoignage : Anouk, de boulangère à électricienne, une reconversion guidée par le goût du défi

À 28 ans, Anouk Cointot aurait pu poursuivre une carrière dans l’audiovisuel ou continuer à façonner des pains au levain. Mais animée par le besoin constant de stimulation intellectuelle et technique, elle a choisi, il y a deux ans, de se reconvertir dans un métier manuel et exigeant : électricienne. Aujourd’hui, elle travaille chez Pelestor électricité, où elle évolue sur des chantiers d’envergure, loin de toute routine.

Métiers, filière et témoignages
January 20, 2026
Témoignage : Anouk, de boulangère à électricienne, une reconversion guidée par le goût du défi

Ne jamais s’ennuyer : un fil conducteur

Anouk n’aime pas la monotonie. Dès qu’elle sent la routine s’installer, elle sait saisir une nouvelle opportunité.

Mon leitmotiv est de ne jamais m’ennuyer dans mon quotidien », confie-t-elle, entre deux questions, alors qu’elle travaille sur un chantier à Sisteron.

Ce besoin de diversité, elle l’a retrouvé dans l’électricité : un métier à la fois manuel, technique et intellectuel, où chaque journée est différente. Depuis 2024, après avoir obtenu un titre professionnel en électricité du bâtiment à Aix-en-Provence, elle exerce à Digne-les-Bains, dans une entreprise spécialisée dans le tertiaire et les chantiers de grande ampleur.

Apprendre encore, même hors de sa zone de confort

Recrutée par Tomy Pedro, dirigeant de l’entreprise, Anouk a dû s’adapter rapidement à un environnement différent de celui dans lequel elle avait été formée.

L’entreprise est spécialisée dans le tertiaire et les gros chantiers, alors que ma formation portait plutôt sur de plus petites installations. Finalement, ça a très bien fonctionné. L’approche est différente, plus physique aussi, mais cela me plaît : j’apprends davantage de choses.

Ce besoin constant de progression est au cœur de sa motivation. Pour Anouk, l’électricité offre ce qu’elle recherchait depuis longtemps : un métier qui demande réflexion, logique et capacité d’adaptation, loin des tâches répétitives.

De l’audiovisuel à la boulangerie : un parcours déjà pluriel

Avant l’électricité, Anouk avait déjà connu plusieurs vies professionnelles. Diplômée d’un BTS audiovisuel puis d’une licence professionnelle en montage, elle débute comme monteuse. Mais l’isolement imposé par le Covid, passé derrière un écran, finit par peser.

J’avais envie d’exercer un travail manuel.

Une petite annonce pour un poste de vendeuse en boulangerie à Digne-les-Bains marque alors un tournant. Sensible à l’approche artisanale et éthique de la structure — pain bio, levain naturel — elle s’y forme et y travaille pendant deux ans.

Quand la routine pousse au changement

Malgré l’intérêt du métier, la répétition quotidienne finit par la freiner.

Faire les mêmes pains chaque jour, sans réelle marge de progression, et sans projet d’ouvrir ma propre boutique m’ont convaincue d’arrêter.

Avec son compagnon, plaquiste de métier, Anouk décide alors de partir voyager pendant six mois. Australie, Japon, Nouvelle-Zélande : ils travaillent dans l’agriculture et accumulent de nouvelles expériences, avant de rentrer à Digne-les-Bains.

La découverte de l’électricité, presque par hasard

De retour en France, le couple se lance dans la rénovation de leur maison. C’est là qu’Anouk découvre un intérêt inattendu pour l’électricité.

En boulangerie, il y avait un côté très répétitif. En électricité, il faut constamment réfléchir : comment connecter les fils, contourner les contraintes de passage, trouver des solutions. L’objectif final, c’est que tout fonctionne correctement.

Séduite par cet aspect intellectuel autant que pratique, elle s’oriente naturellement vers une formation, puis vers le métier d’électricienne.

Aujourd’hui, des chantiers d’envergure et des responsabilités

Rapidement, Anouk gagne la confiance de ses dirigeants, Tomy Pedro et Samuel André, co-dirigeants de l'entreprise PELESTOR ELECTRICITE, qui lui confient des responsabilités sur plusieurs chantiers, tout en l’accompagnant dans sa montée en compétences. Elle intervient notamment sur des projets importants, comme la future caserne du SDIS de Digne-les-Bains.

En parallèle, elle continue à cultiver ses passions : confection de pain, de miel ou encore de savon. Mais c’est surtout sur les chantiers qu’elle s’épanouit désormais, dans un métier où aucune journée ne ressemble à la précédente.

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